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>Photo : Roland Garros 2006<
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L'état de grâce est fini pour Roger Federer. Après 5 années de pouvoir absolu, le N.1 mondial va subir les assauts redoublés de son plus grand rival Rafael Nadal. Mais aussi ceux de la nouvelle vague confortée et motivée par les exploits du Majorquin. Fin 2007 et en 2008 la révolte fera rage.
Et si la victoire de Roger Federer à Wimbledon était l'apothéose de sa carrière ? Et si le Suisse n'en avait plus que pour quelques mois de règne absolu sur le tennis mondial ? Le charme du tennis virtuose du Suisse, la fascination exercée par l'intensité de ses
récentes confrontations avec Rafael Nadal ne sauraient occulter les bouleversements au sommet du tennis mondial.
Depuis 2003, Roger Federer s'est imposé comme "un des meilleurs joueurs de l'histoire, peut-être même le meilleur". Ces mots sont ceux de Rafael Nadal, répétés à l'envie avant chacune de leur rencontre. Le Majorquin, devenu rapidement N.2, mondial a été le seul joueur capable de suivre le rythme. Le seul finalement qui a permis à Federer de garder une apparence humaine, malgré ses attributs divins.
Aujourd'hui, Federer lui-même annonce en un trait d'humour qui est presque un aveu que les rôles pourraient s'inverser : "A chaque fois que je gagne un Grand Chelem contre lui, je me dis : "C'est toujours ça (en parlant de Wimbledon) de pris avant qu'il ne les gagne tous !".
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Nadal, rival par excellence
Terrien dur au mal, Nadal est le rival par excellence. Celui qui, malgré ses hommages sincères, n'a jamais été impressionné par le Suisse. Il a remporté le premier match, mené deux sets à rien lors du second, et l'a battu trois fois de suite à Roland-Garros. Nadal était le dernier verrou du Grand Chelem rêvé par Federer.
Pendant trois ans, il a tenu le N.1 mondial en respect. Mieux pendant trois ans, il n'a cessé de progresser au point de se sentir chez lui à Wimbledon, dans le jardin secret de Federer. Là où ce dernier a bâti sa légende.
Pendant trois ans, une nouvelle génération a grandi dans un sentiment d'admiration et de crainte mélangée. Il n'en faudrait pas plus qu'une victoire de Nadal sur Federer, à l'US Open ou l'Open d'Australie prochain pour que tout bascule.
A l'exceptionnel, nul n'est tenu. Le "génie" de Federer et la force de Nadal ne sont pas des modèles pour les nouveaux prétendants. Cependant, inspirés par le premier et convaincu de leurs propres ressources ou de l'attitude à avoir par le second, quelques grands espoirs du circuit sont déjà prêts à prendre le pouvoir.
Une passation de pouvoir entre Federer et Nadal est moins probable que le déchaînement d'une jeune élite encadrée par quelques gardes du Palais ATP expérimentés.
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